jeudi 25 février 2010

Conflit Total et communiqué de Total Flandre : CGT - FO - SUD du 24 février 2010











Aux travailleur» du groupe Total en grève depuis 7 jours, Aux travailleurs des raffineries d'EXXON et D'INEOS

Nous avons pris acte des conclusions do la négociation de ce 23 février à Paris entre les Organisations Syndicales et la Direction du groupe Total. Bien sur, comme chacun peut s'en douter, nous ne sommes pas à Dunkerque pleinement satisfaits de ces conclusions, qui ne confirment pas le redémarrage de notre outil de travail collectif, celui des travailleurs de Total comme celui de ses sous-traitants.
Nous tenons pourtant à remercier très sincèrement toutes les équipes de syndicalistes mobilisées durant ce week-end puis ces deux derniers Jours pour les résultats positifs obtenus.
Nous tenons aussi très fraternellement A remercier l'ensemble des travailleurs en grève ou ayant envisagé d'y recourir, c'est-à-dire toutes celles et ceux qui ont contribué à obtenir ces avancées.

- Des avancées qui pérennisent pour quelques années l'ensemble des raffineries du groupe, hormis pour l'Instant celle de Flandres dont le sort repose sur les travaux du CCE et sur la table ronde régionale Nord Pas de Calais.

- Des avancées qui permettront que le raffinage français soit désormais pris en main par une table ronde nationale, qui posera clairement les enjeux et qui devra permettre à chacune des parties, dont les pouvoirs publics mais aussi les organisations syndicales, d'en exprimer le devenir sans laisser aux conseils d'administration des « majors » la possibilité d'en décider seuls et en catimini.

Nous tenons à le répéter, le groupe Total a des devoirs envers tous ses travailleurs, envers tous les bassins d'emplois, ce qui inclue bien évidement les travailleurs de Flandres et le bassin d'emploi Dunkerquols-

Mais nous tenons aussi à dénoncer l'attitude du gouvernement qui, par son engagement limité et uniquement guidé par le risque de pénurie, traite avec un véritable mépris la population et les travailleurs de notre belle et chaleureuse région du Nord Pas de Calais.

Pour ce qui nous concerne, pour le redémarrage de la raffinerie de Flandres qui n'a aucune raison d'Être sacrifiée, pour nos emplois et celui des sous-traitants, pour le port do Dunkerque et le tissu industriel en synergie, pour tous les emplois induits, nous décidons de continuer le combat et nous reconduisons la grève démarrée le 12 janvier dernier.

Encore bravo à vous tous pour votre solidarité !

Déclaration votée A l'unanimité de l'assemblée générale de ce matin 10 H




DECLARATION DE L’UNION LOCALE DE LILLE, DE L’UD DU NORD ET DU COMITE REGIONAL NORD - PAS DE CALAIS DE LA CGT


Les locaux de la Bourse du Travail de Lille abritant les organisations de la CGT de la localité, du département et de la région ont été « tagués » dans la nuit du 23 au 24 février 2010.

Les graffitis fustigent le comportement de la CGT qui aurait « trahi » les salariés de Total.

Quels que soient les auteurs de ces tags, individus ou organisations, ils font fi de la souveraineté des salariés du groupe Total et des sous-traitants, de leur pouvoir de décider eux-mêmes de leurs revendications et des formes d’action, ainsi que de la confiance qu’ils accordent à leurs représentants syndicaux, dont ceux de la CGT.

La déclaration adoptée ce matin en assemblée générale et à l’unanimité par les salariés de la raffinerie de Flandres témoigne de cette confiance renouvelée.

Le contenu des tags cachent mal l’amertume de leurs auteurs devant la capacité de la CGT à mettre en œuvre la démarche démocratique qu’elle a décidée dans ses congrès. La CGT n’entend pas laisser instrumentaliser, ni détourner les conflits sociaux, aussi durs soient-ils, de leurs objectifs.

En appréciant avec eux les acquis de leur lutte et le chemin qu’il reste à parcourir pour une entière satisfaction des revendications, nos organisations réaffirment leur soutien aux salariés du groupe Total, particulièrement aux Dunkerquois, aux sous-traitants et à l’ensemble de celles et ceux qui sont touchés par les décisions prises par ce groupe au nom des intérêts des actionnaires.


Lille, le 24 février 2010